Juin 2010 - US Open 2010 : Havret passe tout près de l’exploit !!

Si vous avait veillé tard dans la nuit hier, vous avez failli assister à un moment historique en direct sur l’antenne de nos confrères de Canal +. Grégory Havret est passé à un fil du playoff à l’issue du quatrième tour de l’US Open 2010. Le Français termine finalement à un coup du vainqueur, le Nord Irlandais Graeme McDowell (dans le par sur l’ensemble des 4 tours). Tout était pourtant réuni pour voir un joueur tricolore soulever pour la première fois le trophée d’un tournoi majeur : Lors de ce dernier tour, le Rochelais est le seul "leader" a avoir su garder la maîtrise de son jeu, en ne commettant au final qu’une seule petite erreur : un second coup de fer dans le bunker au 18, hypothéquant ainsi toute chance de birdie, probable synonyme de playoff. Partageant la partie de Woods, il a infligé une véritable leçon à l’Américain sur le redoutable parcours californien de Pebble Beach. Une performance que le numéro un mondial n’a pas manqué de saluer : "Il a joué superbement aujourd’hui. Superbe ! Il a fait ce qu’il fallait pour gagner l’US Open. Il s’est accroché, il n’a rien lâché. Il a placé ses coups là où il fallait. Quand il a raté c’était du bon côté en se laissant toujours beaucoup de green pour travailler la balle. Regardez au 15 par exemple, il a joué superbement. Deuxième coup très à gauche et magnifique sortie de bunker putt" a commenté, admiratif, le tigre, lui qui n’aura finalement fait illusion qu’au troisième jour. Ils n’étaient que deux "frenchies" au départ de cet US Open 2010 ( avec Jean-François Lucquin qui n’a pas passé le cut) ce qui renforce encore un peu plus la performance. De toute façon, cette année, le titre semblait ne pas pouvoir échapper à un européen. Sur ce links, balayé par le vent et au greens minuscules, ce sont eux qui ont su tirer leur épingle du jeu plaçant ainsi, 40 ans après la victoire de Tony Jacklin, un joueur du Vieux Continent sur la plus haute marche du podium. S’aurait pu être Grégory Havret, le Français en est bien conscient : " C’est d’abord la déception, je suis passé tout près de la plus grande semaine de ma vie, mais bon je suis mitigé il y a un grand bonheur en moi de finir deuxième mais pour le moment, je suis déçu". Une performance qui prouve en tout cas que les Français peuvent parfaitement se hisser au niveau des meilleurs et venir tutoyer les sommets et Grégory Havret aura montré la voie à suivre à tous ses copains...
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